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Selon le fabricant français Alice & Bob, 23 000 qubits suffiraient à casser le chiffrement du web

La jeune pousse parisienne divise par quarante le nombre de qubits jugé nécessaire jusqu'ici. Son calcul repose toutefois sur des qubits bien plus stables que ceux qu'elle sait fabriquer aujourd'hui.

Publication automatique. Cet article a été rédigé par une intelligence artificielle, puis contrôlé par un second modèle d’IA qui vérifie les faits sur les sources primaires. Il a été publié sans relecture humaine préalable.

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22 593. C'est le nombre de qubits physiques qui pourraient suffire à casser une clé RSA-2048, le chiffrement qui protège encore une bonne partie des connexions web, des courriels et des signatures électroniques. L'estimation vient d'Alice & Bob, une entreprise française qui construit des ordinateurs quantiques. Elle l'a présentée le 29 octobre, en s'appuyant sur une prépublication de 122 pages déposée sur l'archive de l'association internationale de recherche en cryptologie (IACR, référence 2026/2665). Avec cette machine, le calcul durerait 3,14 jours.

Pour comparer : en mai 2025, Craig Gidney (Google Quantum AI) estimait qu'il faudrait un peu moins d'un million de qubits et près de cinq jours. Selon l'analyse du site spécialisé PostQuantum.com, cela fait environ 897 864 qubits pour 4,96 jours. Alice & Bob demande donc environ quarante fois moins de qubits, pour une durée du même ordre.

D'où vient ce gain ?

Alice & Bob mise sur les « qubits chats », sa spécialité. Ces qubits sont conçus pour ne presque jamais subir l'un des deux types d'erreurs quantiques, l'inversion de bit. La correction d'erreurs n'a alors plus à traiter que l'autre type, ce qui économise beaucoup de qubits. L'entreprise a aussi adopté des codes correcteurs plus efficaces (dits LDPC) : sa propre estimation de 2023 demandait 49 649 qubits chats.

Le document propose d'autres réglages : 610 530 qubits pour environ 1 h 15, ou 21 188 qubits pour un peu plus de 8 jours. Pour la courbe elliptique utilisée par Bitcoin, l'entreprise donne au plus 29 588 qubits et 61,8 minutes. C'est plus long que les dix minutes qui séparent deux blocs : une transaction en cours resterait donc hors d'atteinte, d'après ce calcul.

Une machine encore théorique

C'est une estimation, pas une attaque. Le scénario principal suppose que les qubits ne subissent aucune inversion de bit pendant le calcul, ce qui correspond à environ cent ans sans erreur par qubit. Si l'erreur survient une fois par heure, il faut environ 45 000 qubits, précise Alice & Bob. PostQuantum.com rappelle que le meilleur résultat publié et relu par les pairs plafonne à une vingtaine de secondes. Le plus grand processeur de l'entreprise ayant produit des résultats de correction d'erreurs compte 12 qubits chats, et la prépublication n'a pas encore été relue par les pairs.

Le cryptologue Antoine Joux, cité par Alice & Bob, y voit « un article important » pour qui suit l'arrivée de la menace. L'entreprise situe la rencontre entre ses machines et ces besoins au début des années 2030.

Ce que cela change pour vous

Les échéances officielles ne bougent pas. Les recommandations américaines et britanniques visent une transition complète vers la cryptographie post-quantique en 2035, et l'Union européenne vise fin 2030 pour les systèmes à haut risque. Mais la tendance est nette : chaque nouvelle estimation fait baisser la barre, comme l'avait déjà fait Google ce mois-ci. Les données chiffrées aujourd'hui et qui doivent rester secrètes dix ans sont les plus exposées, car une capture actuelle pourra être déchiffrée plus tard. Les algorithmes de remplacement existent : ML-KEM pour l'échange de clés, ML-DSA pour les signatures. Le premier pas reste d'inventorier vos usages de RSA et des courbes elliptiques, en commençant par les secrets à longue durée de vie.

Le prochain jalon à surveiller n'est pas un nouveau chiffre de qubits, mais une démonstration matérielle : des qubits chats qui tiennent sans erreur sous contrôle, et une correction d'erreurs qui s'améliore quand on l'agrandit.

Méthode : article rédigé par intelligence artificielle à partir de sources publiques, faits vérifiés par un second modèle d’IA indépendant, publié automatiquement sans relecture humaine préalable, sous la responsabilité éditoriale de Frédéric LENQUETTE. Une erreur ? Signalez-la. Notre charte éditoriale.

#Alice & Bob #Ordinateur quantique #Post-quantique #RSA

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